Mohamed Bazoum
Installé président du Niger le 2 avril 2021 et renversé par un coup d’Etat le 26 juillet 2023, Mohamed Bazoum était ‘’implacable contre la corruption’’. ‘’En ce moment, j’ai au moins 40 hauts cadres de l’administration de notre pays en prison. Il n’y a jamais eu cinq en même temps dans toute l’histoire du Niger’’, a-t-il affirmé dans un entretien accordé à Jeune Afrique en mai 2023.
Dans le rang des hauts cadres jetés en prison, a informé Mohamed Bazoum, figurent ‘’des directeurs des banques, des hauts cadres du trésors, des impôts, de la douane, de hauts cadres du ministère de l’éducation nationale’’.
Pour l'un comme pour l'autre, il était ferme : ‘’Nous allons tous les traduire en justice et ceux qui doivent être condamnés par les tribunaux seront condamnés et purgeront leurs peines de prison telles qu’elles sont prévues par les textes en cette matière’’.
Mohamed Bazoum a expliqué faire de la lutte contre la corruption, une priorité de sa gouvernance parce que ‘’le grand facteur de déstabilisation des institutions, c’est la corruption et l’impunité’’. Il avait juré ciel et terre qu’’’aucun compartiment, aucun secteur de la vie publique’’ du Niger ne sera épargné par cette lutte.
Le pétrole
Auteurs du putsch contre le président Bazoum, le Général Abdourahmane Tiani et sa troupe ont justifié leur acte par la mauvaise gestion économique, sociale et la dégradation de la situation sécuritaire du pays.
Ces arguments ont été balayés de revers par Zazia Baoum, fille du président déchu. Dans une lettre publiée dans le journal anglais The Guardian, elle a indiqué que la situation sécuritaire était en sursis avant l’arrivée de son père au pouvoir. Elle soupçonne les putschistes d’être contre l'intrangeance de son père face à la corruption. Mieux, contre « le fait que le Niger devait devenir dans trois mois un pays exportateur de pétrole… », une ressource qui ne profitera qu’à l'État nigérien sous le règne de Mohamed Bazoum.
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