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Escroquerie pyramidale : au Bénin, la Police traque désormais les propriétaires complices

Escroquerie pyramidale : au Bénin, la Police traque désormais les propriétaires complices

Au Bénin, les propriétaires de maisons et d’appartements qui louent leurs biens aux réseaux d'escroquerie pyramidale et de traite de personnes opérant sous la bannière de « QNET » seront désormais poursuivis. L’annonce a été faite vendredi 21 août 2026 par la police lors d’une conférence de presse à Cotonou

Au Bénin, les propriétaires de maisons et d’appartements qui louent leurs biens aux réseaux d'escroquerie pyramidale et de traite de personnes opérant sous la bannière de « QNET » seront désormais poursuivis. L’annonce a été faite vendredi 21 août 2026 par la police lors d’une conférence de presse à Cotonou

C’est un avertissement ferme qui s'adresse à tous les bailleurs au Bénin. Dans la traque qu’elle mène contre les réseaux d'escroquerie pyramidale et de traite de personnes opérant sous la bannière de « QNET », la Police républicaine élargit sa stratégie. 

 

Désormais, la traque ne se limitera plus aux seuls membres de ces réseaux criminels. Elle visera aussi les propriétaires de maisons et d’appartenant abritant ces activités, a indiqué vendredi 21 août 2026, la Police républicaine, lors d’une sortie médiatique.  

 

Le message de la Police républicaine est clair : toute personne mettant en connaissance de cause un logement à la disposition de ces réseaux d'escroquerie sera tenue pour responsable et subira la rigueur de la loi.

 

 

Un mécanisme bien rodé

 

Ces organisations criminelles, dissimulées sous le couvert de « QNET » et de ses structures apparentées, a révélé le porte-parole de la Police républicaine, déploient des mécanismes bien rodés pour attirer leurs cibles. 

 

Pour attirer leurs victimes, ces réseaux criminels leur font miroiter des prétendues opportunités d’emplois bien rémunérés, ou encore de voyages vers l’Occident. 

 

Leurs cibles privilégiées ? Des jeunes originaires de la sous-région ouest-africaine en quête d'emploi, désireux de perfectionner leurs aptitudes linguistiques, en quête d'expériences professionnelles ou rêvant d'un voyage vers l'Occident.

 

Pour les piéger, les recruteurs s'infiltrent dans leur cercle de proximité : famille, amis, camarades et connaissances. Une fois attirées dans le piège de ces prétendues opportunités, les victimes se retrouvent séquestrées, exploitées et regroupées dans des appartements ou des concessions privées servant de bases arrière au réseau. 

 

Des dizaines d'opérations et de nombreuses arrestations

 

Face à cette forme insidieuse de traite des personnes, la Police républicaine enchaîne les interventions sur le terrain. Depuis avril 2026, les forces de l’ordre ont mené 24 opérations d'envergure sur plusieurs sites stratégiques.

 

Ces descentes ont permis de désorganiser de nombreux centres de regroupement clandestins, d'interpeller 92 suspects déférés devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Plusieurs placés sous mandat de dépôt. L’action de la police a permis de secourir des centaines de victimes renvoyées dans leurs pays d'origine.

 

La traque ne s'arrête pas aux frontières nationales. Grâce à l'action d'Interpol Cotonou, les enquêteurs ont ciblé les cerveaux de ces réseaux réfugiés dans un pays anglophone voisin. Entre mai et juillet 2026, le démantèlement de trois nouveaux sites dans ce pays a conduit à l'arrestation et à l'extradition vers le Bénin de cinq responsables de premier plan, libérant au passage une centaine de victimes béninoises.

 

En durcissant le ton contre les bailleurs et intermédiaires immobiliers, la police entend fermer le dernier maillon de la chaîne criminelle : la logistique. Aucun logement béninois ne devant plus servir de refuge à ces escroqueries, les propriétaires sont désormais invités à renforcer la vigilance sur l'usage réel réservé à leurs biens.

 

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