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Mali : Paris presse ses ressortissants de partir face à la situation sécuritaire jugée incertaine

Mali : Paris presse ses ressortissants de partir face à la situation sécuritaire jugée incertaine

Après une série d’attaques coordonnées ayant frappé plusieurs villes maliennes, samedi 25 avril 2026, la France durcit son message à l’égard de ses ressortissants encore présents sur le territoire. Les autorités appellent, mercredi 29 avril, à un départ rapide dans un contexte sécuritaire incertain.

Après une série d’attaques coordonnées ayant frappé plusieurs villes maliennes, samedi 25 avril 2026, la France durcit son message à l’égard de ses ressortissants encore présents sur le territoire. Les autorités appellent, mercredi 29 avril, à un départ rapide dans un contexte sécuritaire incertain.

Emmanuel Macron, président français

Emmanuel Macron, président français

Le ton s’est durci du côté de Paris. Dans une mise à jour de ses conseils aux voyageurs, mercredi 29 avril 2026, le ministère français des Affaires étrangères invite ses ressortissants à quitter le Mali « dès que possible », en raison d’une dégradation marquée de la situation sécuritaire.

 

« Après les attaques du samedi 25 avril dans plusieurs localités du pays, dont Bamako, la situation sécuritaire demeure extrêmement volatile », indique le Quai d’Orsay. Le document insiste également sur une consigne déjà en vigueur : « Il reste formellement déconseillé de se rendre au Mali, quel que soit le motif. »

 

Les autorités françaises recommandent aux personnes encore sur place d’anticiper « un départ temporaire du Mali dès que possible par les vols commerciaux encore disponibles ». En attendant, elles sont appelées à limiter leurs déplacements. « Les ressortissants français encore présents au Mali sont vivement incités à demeurer chez eux et à rester au contact de leur famille et de leurs proches, en les tenant régulièrement informés », précise la même source. « S’ils doivent se déplacer, ils sont appelés à faire preuve de la plus grande prudence. »

 

Ces consignes interviennent quelques jours après des attaques simultanées menées par des groupes jihadistes et des combattants indépendantistes touaregs. L’offensive, qui a visé plusieurs villes, a fait au moins 23 morts parmi civils et militaires, selon un bilan hospitalier.

 

À Bamako, les autorités de transition tentent de rassurer. Le chef du gouvernement militaire, Assimi Goïta, a affirmé, mardi 28 avril, que la situation était « sous contrôle ». Il a néanmoins reconnu la gravité des événements, appelant la population à ne pas céder à la « division ».

 

Sur le terrain, l’ampleur des attaques et leur coordination traduisent une montée en puissance de groupes jihadistes aux agendas distincts, dans un environnement déjà fragilisé. L’appel de Paris à un départ rapide illustre l’inquiétude persistante face à une crise dont les contours restent incertains. 

 

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