Presse
Le Bénin dégringole dans le classement 2026 de Reporters sans frontières sur la liberté de la presse. Le pays passe de la 92ᵉ place en 2025 à la 113ᵉ place en 2026, soit un recul de 21 places.
En détail, sur 180 pays, le Bénin occupe la 113ᵉ place avec un score global de 47,39 contre 54,60 en 2025.
« La liberté de ton des journalistes a fortement diminué ces dernières années au Bénin. Le paysage médiatique du pays est diversifié, mais marqué par l’absence de grandes entreprises de presse viables », indique RSF.
Dans le classement, le Bénin se trouve derrière le Burkina Faso (110ᵉ avec 48,52 points), la Guinée (111ᵉ avec 48,45 points) et le Nigeria (112ᵉ avec 48,11 points), mais devant les Philippines (114ᵉ avec 46,79 points), le Liban (115ᵉ avec 46,49 points) et Israël (116ᵉ avec 46,46 points).
Selon le rapport, la principale raison ayant conduit le Bénin à perdre 21 places dans ce classement reste la détention de deux journalistes.
« Les autorités vont jusqu’à traquer les journalistes critiques, tel le fondateur du média en ligne Olofofo, Hugues Comlan Sossoukpè, enlevé en Côte d’Ivoire avant d’être extradé au Bénin pour y être détenu en juillet 2025 », déplore l’organisation.
« La SRTB est contrainte de relayer la communication du régime », indique RSF, qui ajoute qu’« un comité éditorial composé de membres issus du gouvernement vérifie en amont les reportages du journal télévisé ».
Au niveau mondial, en haut du tableau figurent la Norvège avec un score global de 92,72, les Pays-Bas avec 88,92 et l’Estonie avec 88,54. En bas du classement, les habitués sont également présents : la Chine (178ᵉ avec 13,85), la Corée du Nord (179ᵉ avec 12,67) et l’Érythrée (180ᵉ avec 10,24 points).
En Érythrée, lanterne rouge du classement, 10 journalistes et 4 collaborateurs des médias sont détenus, selon le rapport.
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