Kémi Séba
Après l’arrestation de Kémi Séba à Pretoria, en Afrique du Sud, l’ancien délégué ministériel de France Claudy Siar s’est exprimé sur une affaire qui mêle relations personnelles et enjeux judiciaires.
L’activiste béninois a été interpellé le 15 avril 2026 dans un centre commercial, aux côtés de son fils de 18 ans, Khonsou Seba Capo Chichi, et d’une autre personne. Visé par un mandat d’arrêt au Bénin, il est accusé d’avoir soutenu la tentative de coup d’État de décembre 2025. Une procédure d’extradition est en cours.
Face à cette situation, Claudy Siar évoque, sur l’émission ‘’ça se débat’’ de i24 News, d’abord une relation ancienne. L’ex-journaliste de RFI décrit un homme qu’il connaît « depuis 22 ans », rappelant un parcours débuté en France avant un engagement affirmé sur le continent africain. Il revient également sur les déclarations de Kémi Séba, jugées particulièrement dures, tenues lors des événements de décembre dernier visant le président Patrice Talon.
Claudy Siar s’inscrit dans le respect des institutions. Il insiste sur la souveraineté du Bénin et sur le droit de l’État à poursuivre toute personne associée à une tentative de renversement du pouvoir. « Lorsqu’on s’associe à une tentative de coup d’État, il est normal qu’un mandat d’arrêt soit émis », déclare-t-il, indiquant ne pas avoir de commentaire à formuler sur une décision de justice.
Malgré cette position, il ne cache pas une émotion personnelle. « Je suis très triste pour lui (Kemi Séba, Ndlr) », confie-t-il, sans aller au-delà. Sur la suite de l’affaire, il renvoie à la justice béninoise, seule habilitée à se prononcer. Il rappelle enfin que Kémi Séba n’est pas accusé d’avoir initié la tentative de coup d’État, mais d’avoir apporté un soutien à travers ses prises de parole.
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