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Le Nigéria annule un financement de plus de 413 milliards FCFA de la banque mondiale

Le Nigéria annule un financement de plus de 413 milliards FCFA de la banque mondiale

Le Nigeria annule un prêt de 717,7 millions de dollars soit environ 413,4 milliards francs CFA de la Banque mondiale destiné au secteur de l'électricité, alors que la crise de ce secteur s'aggrave.

Le Nigeria annule un prêt de 717,7 millions de dollars soit environ 413,4 milliards francs CFA de la Banque mondiale destiné au secteur de l'électricité, alors que la crise de ce secteur s'aggrave.

Bola Tinubu, président du Nigeria

Bola Tinubu, président du Nigeria

Un financement de 413,4 milliards francs CFA décliné par le géant de l’Afrique de l’ouest. 

 

Le Nigeria a annulé 717,7 millions de dollars (soit environ 413,4 milliards francs CFA) de financements non décaissés dans le cadre de l'opération axée sur la performance pour la relance du secteur de l'électricité (PSRO), soutenue par la Banque mondiale.

 

Prévu pour prendre s’etendre jusqu’en juin 2027, ce programme de redressement du secteur de l'énergie était mis en place depuis juin 2024 pour rétablir la stabilité financière du secteur, réduire les déficits tarifaires et améliorer la fiabilité de l'approvisionnement.

 

La Banque mondiale a indiqué que seulement 9 % des fonds additionnels prévus ont été décaissés avant l’annulation du programme. 

 

Selon un document de restructuration de la Banque mondiale cité par le site nigerian spécialisé en économie Nairametrics, l'annulation du financement fait suite à une demande officielle du gouvernement fédéral le 26 mars 2026. Elle s'inscrit dans le cadre d'un accord conjoint des deux parties visant à interrompre le financement du programme et à réorienter le soutien vers des interventions alternatives.

 

« La restructuration entraînera l'annulation de la totalité du solde non décaissé, soit l'équivalent de 717,7 millions de dollars, et aucun autre décaissement ne sera effectué dans le cadre de ce programme », renseigne le document de restructuration. 

 

Cette situation survient alors que le Nigéria continue de lutter contre des pénuries d'électricité chroniques, une faible collecte des recettes, des obligations de subventions croissantes et des déficits financiers grandissants tout au long de la chaîne de valeur de l'énergie.

 

La Banque mondiale a attribué l'échec du programme en grande partie à la forte détérioration de la situation financière du secteur suite à la dévaluation du naira et à l'incapacité des tarifs d'électricité à suivre l'augmentation des coûts de production.

 

Le rapport a pointé du doigt la libéralisation du marché des changes en juin 2023. Elle aurait considérablement augmenté le coût du gaz naturel utilisé pour produire plus de 70 % de l'électricité fournie au réseau national, d’autant puisque le prix du gaz est libellé en dollars américains.

 

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