L'écrivain Thélyson Orélien, auteur de « C’était ça ou mourir »,
Prix Fnac, Prix Méduse et Prix Première Plume, « C’était ça ou mourir » de l’écrivain Thélyson Orélien est au centre d’une polémique. Le livre, fortement pressenti pour le Prix Renaudot, et en lice pour les prix Goncourt, Femina, Médicis et Décembre serait écrit à l’aide de l’Intelligence artificielle.
Banouto vous explique la polémique en 03 points
1. Une accusation partie de X
La polémique a éclaté le 21 septembre 2026 après une publication du compte X anonyme « Balance ton Claude ». Celui-ci affirme avoir soumis plusieurs passages du roman à Pangram, un outil de détection d’IA, avec des résultats indiquant une forte probabilité de génération par IA. « Eh bien selon Pangram, ce roman est rédigé presque intégralement par une Intelligence Artificielle. Nous avons testé plusieurs passages, à divers endroits du manuscrit, pour presque toujours le même résultat : 100% IA », a tweeté le compte. Balance ton Claude argue que « Pangram est de loin le détecteur d’IA le plus fiable » .
2. Thélyson Orélien dément
L’écrivain de 38 ans rejette les accusations affirmant avoir ‘’commencé à écrire à l’automne 2017’’ et avoir ‘’achevé le premier jet en 2019”, dans un communiqué envoyé à la presse et rapporté par Radio France. ‘’Je viens d’une tradition littéraire haïtienne et caribéenne où la poésie, les images, les répétitions et le rythme portent une parole vivante. C’est dans cet héritage que ma voix s’est construite. On peut discuter de mon style, mais faire de ses procédés des preuves d’intelligence artificielle n’a rien à voir avec la critique littéraire’’, a écrit Thélyson Orélien.
Dans un communiqué cité par BFM TV, la Maison d’édition Grasset, éditeur du livre, a renouvelé sa confiance absolue à l’auteur. Elle s'insurge contre des accusations qui "blessent affreusement l'écrivain au parcours exceptionnel".
3. Pangram, détecteur fiable ?
Pangram est considéré comme performant dans de récentes études, l'une en septembre 2025 par l'université de Chicago aux Etats-Unis et l'autre par la Vrije Universiteit de Bruxelles en Belgique. L’outil de détection IA a été classé le plus fiable du marché, devant GPTZero, OriginalityAI et RoBERTa avec taux de faux positifs était proche de zéro.
Cette polémique qui secoue le monde littéraire vient remettre sur la table l'utilisation de l'intelligence artificielle, notamment ses avantages, ses revers, mais surtout ses insuffisances. Sur les réseaux sociaux, des internautes témoignent avoir soumis d'extraits d'anciens romans aux détecteurs d'IA et le résultat est positif (36%, 24%, etc.). Pourtant, ces œuvres littéraires ont été réalisées et mises sur le marché, des décennies avant l'avènement de l'IA. Alors une question demeure : faut-il se fier aux détecteurs d'IA ou pas du tout ? En attendant, le débat se poursuit dans les différents milieux ou secteurs fortement touchés par l'usage de l'intelligence artificielle.
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