Renforcement des mécanismes de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et financement de la proflifération des armés de destruction massives au Bénin. Le gouvernement du président Romuald Wadagni a procédé à l’adoption de la stratégie 2026-2030 visant à lutter efficacement contre ces actes criminels.
Selon le compte rendu du conseil, la stratégie répond aux évolutions du contexte national et sous-régional, notamment la montée de la menace terroriste, l’intensification des flux financiers illicites et la cybercriminalité. Sa mise en place permettra de veiller sur l’importance de l’économie informelle, les risques associés aux actifs virtuels et aux FinTech, ainsi que les vulnérabilités persistantes concernant la supervision de certaines entreprises et professions non financières désignées.
La stratégie, apprend le gouvernement, ambitionne qu’« À l’horizon 2030, le Bénin dispose d’un système efficace de lutte contre la criminalité économique et financière, dans un environnement économique sûr et attractif ». La mise en œuvre de cette réforme a pour orientations stratégiques la consolidation du cadre juridique, institutionnel et de la gouvernance d’une part. D'autre part, elle vise la réduction des vulnérabilités structurelles et le renforcement de la transparence économique et financière.
L’adoption de la stratégie permet de disposer d’un cadre national cohérent, fondé sur les risques et assorti d’un plan d’actions budgétisé. Il offre également un dispositif institutionnel de mise en œuvre et d’un mécanisme structuré de suivi-évaluation. Selon le conseil, la stratégie constitue « un levier déterminant pour améliorer notamment la conformité technique et l'efficacité du dispositif national dédié, accélérer la modernisation du cadre juridique et des sanctions ». Elle permet de renforcer le Comité national de Coordination des activités de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération des armes de destruction massive.
Il en sera de même pour la Cellule nationale de traitement des informations financières et l’Agence nationale de recouvrement des avoirs confisqués et saisis. Avec aussi pour résultat, l’amélioration de la transparence sur les bénéficiaires effectifs, la supervision fondée sur les risques et le renforcement des enquêtes, poursuites et confiscations.
0 commentaire
0 commentaire