Candide Azannaï, ancien ministre et président du parti Restaurer l'Espoir (RE).
La famille de Candide Azannaï s'exprime sur les conditions de détention de l'opposant béninois. Dans un communiqué publié sur Facebook ce 2 mars 2026 intitulé « Appel urgent pour le respect des droits fondamentaux au Bénin », Aaron Vinawadon Azannaï, fils de l’ex-ministre incarcére affirme s’exprimer « au nom de la famille et en tant que fils d’un détenu ».
L’opposant béninois a été interpellé le 12 décembre 2025, au lendemain du coup d’État déjoué du 7 décembre 2025. Quelques jours plus tard, il était placé sous mandat de dépôt par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), pour des faits supposés de « complot contre l’autorité de l’État et provocation directe à la rébellion », selon l’un de ses avocats.
Dans le communiqué publié ce 2 mars 2026, la famille qualifie l’arrestation de Candide Azanai d’« enlèvement crapuleux » et d’une «détention assimilable à une prise d’otage ».
« Aucune accusation claire » notifiée, selon la famille
Dans le communiqué publié, Aaron Azannaï affirme que son père, âgé de 67 ans, est détenu « dans des conditions inhumaines et dégradantes ». Il évoque une privation de « conditions minimales d’hygiène, de repos et de dignité » et soutient qu’il ne disposerait pas d’une cellule réglementaire.
La famille indique également que l’accès à un médecin n’aurait pas été accordé, malgré « une demande formelle adressée au Procureur Spécial ». L’état de santé de l’ancien ministre délégué à la Défense nationale est présenté comme fragile et nécessitant un suivi médical régulier.
Le communiqué dresse ensuite une liste de griefs contre la procédure judiciaire « Aucune accusation claire ne lui a été notifiée ; Aucune preuve ne lui a été présentée ; Aucune comparution devant un juge n’a eu lieu ; Aucune date de procès n’a été communiquée. », enchaîne la famille de l’ancien ministre de Patrice Talon devenu l’un de ses opposants.
La famille affirme ne réclamer « ni privilège, ni faveur », mais « simplement que le droit soit respecté ». Ce, rappelant le principe de la présomption d’innocence garanti par la Constitution béninoise, la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP).
Un appel aux organisations internationales
Au-delà du cas individuel, le fils de Candide Azannaï estime que cette situation s’inscrit « dans un contexte plus large de restriction des libertés publiques et de répression des voix dissidentes ». Il évoque « des arrestations arbitraires, des détentions abusives et des procédures judiciaires opaques » visant, selon lui, des citoyens, journalistes et acteurs politiques.
La famille dit craindre « pour la santé et pour la vie même bien qu’il soit un GUERRIER ». Dans le communiqué, un appel est lancé « aux organisations internationales de défense des droits humains, aux médias nationaux et internationaux, aux organismes onusiens et régionaux compétents, ainsi qu’aux représentations diplomatiques ».
Les Azannaï demandent soit la libération de Candide Azannaï, soit sa « présentation devant une juridiction compétente », le respect strict de ses droits fondamentaux, notamment l’accès aux soins médicaux, et la garantie d’un « procès équitable, public, transparent et conforme aux standards internationaux ».
« La justice ne saurait être instrumentalisée à des fins politiques », affirme la famille, qui s’interroge il y a un silence au sujet du cas de Candide Azannaï.
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