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Achraf Hakimi accusé de viol : le joueur du PSG renvoyé devant la cour criminelle

Achraf Hakimi accusé de viol : le joueur du PSG renvoyé devant la cour criminelle

Le défenseur du Paris Saint-Germain, Achraf Hakimi sera jugé après la décision d’un juge d’instruction ordonnant son renvoi en procès pour viol.

Le défenseur du Paris Saint-Germain, Achraf Hakimi sera jugé après la décision d’un juge d’instruction ordonnant son renvoi en procès pour viol.

Achraf Hakimi

Achraf Hakimi

La procédure judiciaire franchit un cap décisif dans l’affaire visant l’international du Maroc. Un magistrat instructeur a décidé, mardi 14 février 2026, de le renvoyer devant la cour criminelle départementale pour répondre d’une accusation de viol, conformément aux réquisitions formulées par le parquet de Nanterre le 1er aout 2025, rapporte RMC Sport.

 

« Il y a trois ans, ma cliente dénonçait les faits de viol commis sur elle par Achraf Hakimi », a déclaré Me Rachel-Flore Pardo dans un communiqué. « Après trois ans de combat judiciaire, ma cliente accueille avec soulagement l’ordonnance de mise en accusation d’Achraf Hakimi devant la Cour criminelle départementale pour viol. »

 

Le joueur conteste fermement les faits. Dans un message publié sur X. « Aujourd’hui une accusation de viol suffit à justifier un procès alors même que je la conteste et que tout démontre qu’elle est fausse », écrit-il. Il estime que « c’est aussi injuste pour les innocents que pour les victimes sincères. J’attends avec calme ce procès qui permettra que la vérité éclate publiquement ».

 

Les faits remontes à 2023

 

Les faits à l’origine de la procédure remontent à février 2023. Une jeune femme de 24 ans s’était alors présentée dans un commissariat du Val-de-Marne, déclarant avoir été violée au domicile d'Achraf Hakimi dont elle avait fait la connaissance sur le réseau social Instagram. Selon une source policière citée dans la procédure, elle affirmait avoir été embrassée puis victime d’attouchements non consentis avant un viol.

 

La défense du joueur conteste la crédibilité de l’accusation. « Un procès est ordonné en présence d'une accusation qui repose sur la seule parole d'une femme qui a fait obstacle à toutes les investigations, qui a refusé tous les examens médicaux et recherches ADN, qui a refusé l'exploitation de son téléphone portable, qui a refusé de donner le nom d'un témoin-clé », a réagi son avocate, Me Fanny Colin.

 

Cette dernière invoque également les conclusions de deux expertises psychologiques, estimant qu’elles « ont révélé le manque de lucidité sur les faits qu'elle prétend dénoncer ». Elle évoque aussi des messages que la plaignante aurait cherché à dissimuler et qui, selon elle, montreraient qu’elle projetait de « dépouiller » le joueur.

 

Des positions irréconciliables

 

La partie civile rejette ces accusations. Après les réquisitions du parquet, en août dernier, demandant le renvoi du footballeur, Me Me Rachel-Flore Pardo, avocate de la victime avait déclaré que « rien dans ce dossier ne permet de caractériser une tentative de racket ».

 

Elle dénonçait également « une campagne de dénigrement ou de déstabilisation » visant sa cliente. « Nous ne tolérerons aucune campagne de dénigrement ou de déstabilisation, comme c'est encore malheureusement trop souvent le cas pour les femmes qui ont le courage de dénoncer les faits de viol dont elles sont victimes. » De son côté, la défense affiche sa détermination. « C'est déterminés et combatifs que nous attendons ce procès pour que justice soit rendue », a assuré Me Colin.

 

Formé au Real Madrid, passé par le Borussia Dortmund puis par l’Inter Milan, le latéral évolue à Paris depuis 2021 et figure parmi les cadres de la sélection marocaine demi-finaliste de la Coupe du monde 2022. Le procès devra désormais examiner les éléments réunis au cours de l’instruction et confronter les versions opposées des deux parties.

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