Wilfried Houngbédji, porte-parole du gouvernement béninois
Le gouvernement met au défi l'opposition de trouver un profil de candidat aussi meilleur que Romuald Wadagni. Après son traditionnel compte rendu du conseil des ministres, le porte-parole a été interrogé sur la candidature de Romuald Wadagni.
Reconnaissant qu’il « y a probablement de bons profils dans l’opposition », le secrétariat général adjoint du gouvernement dit avoir « la certitude qu'il sera difficile à cette opposition de trouver un profil meilleur à celui de notre candidat». Une déclaration qu’il a faite en vantant « un candidat multi-compatible, qui fédère en fait les aspirations de tous les camps ».
« Depuis sa désignation, dès le lendemain, il est apparu comme étant le candidat non plus seulement de la mouvance présidentielle, mais d’une large opinion nationale, y compris des gens qui traditionnellement ne soutiennent pas ou n’applaudissent pas les actions du gouvernement », a-t-il explicité.
Selon lui, « même des voix traditionnellement hostiles au gouvernement sur les réseaux sociaux » ont salué ce choix et affiché leur disponibilité à travailler avec les équipes de Romuald Wadagni.
Le porte-parole a évoqué le soutien du député Léon Basile Ahossi, membre du parti Les Démocrates, et n’a pas exclu d’autres ralliements. « Si demain, à sa suite, d’autres acteurs de l’opposition, le président Boni Yayi lui-même, parce que convaincu de la qualité du candidat de la mouvance présidentielle, décident de la rallier, ce serait tout bénef pour le pays », a-t-il soutenu.
Pour le gouvernement, Wadagni incarne l’occasion de dépasser « les querelles politiciennes » et de fédérer toutes les forces autour d’un projet commun.
Dans une projection optimiste, le gouvernement espère que ce consensus politique pourrait transformer le scrutin de 2026 en une démonstration d’unité nationale. « Le Bénin donnerait encore une très belle leçon au monde entier, et comme aurait dit le président Zinsou, nous étonnerons le monde », a lancé le porte-parole.
De son côté, le principal parti d’opposition, “Les Démocrates”, ne semble pas pressé de répondre à ce défi. Son secrétaire national à la communication, Guy Mitokpè, a affirmé, mardi 2 septembre 2025, que la désignation de Wadagni ne crée « aucune pression » sur sa formation. « Nous avons tout le temps », a-t-il insisté, précisant que la priorité du parti reste la sécurisation des parrainages nécessaires.
À sept mois du scrutin et à moins de six semaines du dépôt des candidatures, les béninois attendent impatiemment le duel entre une mouvance présidentielle déjà rassemblée autour de Wadagni et une opposition qui, selon Guy Mitokpè «essaye de valider les cases étape après étape».
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