Valentin Djenontin-Agossou, ancien ministre sous le régime de Boni Yayi
Le discours du chef de l’État sur l’état de la nation fâche Valentin Djenontin. L’ex-ministre béninois en exil depuis quelques années a fait dimanche 22 décembre 2024, une publication qu’il qualifie d’«analyse» sur sa page Facebook.
Dans son post, Valentin Djenontin attaque d’abord la posture et l’état d’âme du président Patrice Talon. De sa position, il a eu l’impression de voir « un président moralement et psychologiquement diminué, anxieux, agressif, fragilisé (...)».
L’ex-député de la 7ᵉ législature attaque ensuite le contenu du discours. Dans ce discours au Parlement, le président Patrice Talon a déclaré que « Le Bénin notre pays, a trouvé son chemin et cela est irréversible, peu importe l'opinion et le souhait des nostalgiques en quête d'un retour à notre passé honteux ». «Aucune supplication, aucun râlement, aucune menace ne nous fera reculer », a-t-il martelé.
Valentin Djènontin dit avoir été « scandalisé » par ces extraits du discours du chef de l’État. Il estime qu’ils sont « empreints de suffisance, (...) de menaces, d’intimidations vis-à-vis du peuple souverain, seul détenteur du pouvoir politique ». De sa lecture de ces phrases du discours, Valentin Djènontin déduit que le chef de l’État a «défié» la Nation au lieu de «l’édifier».
Dans son discours au Parlement, le président Patrice Talon a déclaré: « Je me fais le devoir et le plaisir de venir ici, dans le temple de la contradiction politique ». Valentin Djènontin-Agossou a aussi attaqué cette phrase. Et pour cause, l’ex-ministre trouve que l’Assemblée nationale n’a jamais été un lieu de contradiction politique sous le régime de Patrice Talon.
Il rappelle que c’est sous le régime de la rupture que la 8ᵉ législature a été composée uniquement de l’UP et BR, deux formations politiques de la mouvance.
Valentin Djenontin soutient aussi que c’est l’opposition à la contradiction politique qui justifie l’adoption du Code électoral du 15 mars 2024 dont le "toilettage" est réclamé par une frange de la classe politique et de la société civile. Il supplie alors le président Patrice Talon de ne plus tenir un tel discours.
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