Des mesures d’accompagnement prévues pour les agents de l’État mis à la retraite d’office. Le gouvernement a défini des allocations que chacun des fonctionnaires concernés va prendre. Dans sa sortie médiatique du mardi 6 février 2024, le ministre de l’intérieur et de la sécurité publique, Alassane Séidou a donné des détails les différentes allocations.
Selon le ministre, tous les agents auront droit à leur pension exactement comme s’ils ont eu une carrière normale. « Lorsque vous êtes admis à la retraite d’office, la pension que vous percevez c’est exactement la pension que vous allez percevoir si vous avez eu une carrière qui s’est déroulée normalement », a-t-il assuré.
En dehors de cette pension, le gouvernement a prévu des allocations compensatoires au cours de trois ans. « Au cours de l’an 1 de la mise à la retraite d’office, vous avez une allocation mensuelle compensatrice, qui représente la différence entre la pension et le dernier salaire sans les primes et les indemnités », a affirmé Alassane Séidou.
Une autre allocation leur est réservée pour la deuxième année de la mise à la retraite d’office. « Au cours de l’an 2, il est prévu une allocation complémentaire qui représente la différence entre la pension et le salaire », a confié le ministre.
Il est également prévu une allocation pour l’an 3. « Elle représente la moitié de la différence entre la pension et le salaire jusqu’à la date normale de la retraite du fonctionnaire », a martelé le ministre dans son intervention. Il a fait savoir que ces mesures d’accompagnement visent à atténuer les effets de la mise à la retraite d’office des fonctionnaires concernés.
Les raisons de la mise à la retraite d’office
Le ministre Alassane Séidou a rassuré l’opinion publique que la mise à la retraite d’office n’est pas une mesure punitive du gouvernement. Il soutient que la mesure ne découle d’ailleurs pas d’une procédure disciplinaire. Selon le ministre, cette mesure a été prise en raison d'une situation inconfortable au sein de la police du Bénin. Ne pas permettre que les jeunes dirigent leur aînés.
« Nous avons des agents qui ont occupé des postes de responsabilité de sorte qu'il est difficile de les remettre dans l’organigramme parce qu’ils risquent d’être commandés par des gens qu’ils avaient dirigé par le passé », a fait comprendre le ministre.
L’autre raison évoquée par le ministre, c’est l’ajustement des effectifs dans les différents corps de la police. Il y a trop d’officiers, selon le ministre. Alassane Séidou a expliqué qu’il est difficile pour les corps inférieurs de bénéficier des avancements et d’évoluer parce qu’il y a beaucoup d’officiers.
Et le gouvernement craint que cette situation ne soit ingérable car, apprend le ministre, certains agents de police des corps inférieurs démissionnent, d’autres sont démotivés. Ce que le gouvernement tente d’éviter. « Le gouvernement a besoin d’eux pour moderniser la police », a laissé entendre le ministre.
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