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Maroc vainqueur de la CAN 2025 sur tapis vert : les regrets du président de la CAF, Patrice Motsepe

Maroc vainqueur de la CAN 2025 sur tapis vert : les regrets du président de la CAF, Patrice Motsepe

Le président de la Confédération africaine de football, Patrice Motsepe a réagi après la décision du jury d’appel de la CAF d’attribuer la victoire de la CAN 2025 au Maroc sur tapis vert au détriment du Sénégal. Il faut comprendre en cinq points l’état d’âme du Sud-africain face à cette décision historique.

Le président de la Confédération africaine de football, Patrice Motsepe a réagi après la décision du jury d’appel de la CAF d’attribuer la victoire de la CAN 2025 au Maroc sur tapis vert au détriment du Sénégal. Il faut comprendre en cinq points l’état d’âme du Sud-africain face à cette décision historique.

Patrice Motsepe, président de la CAF réagit sur la décision du jury de la CAF d'attribuer la victoire de la CAN 2025 au Maroc au détriment du Sénégal

Patrice Motsepe, président de la CAF réagit sur la décision du jury de la CAF d'attribuer la victoire de la CAN 2025 au Maroc au détriment du Sénégal

Patrice Motsepe a  réagi en toute urgence après la surprenante décision du jury d’appel de la CAF d’attribuer la victoire de la CAN 2025 au Maroc sur tapis vert au détriment du Sénégal. Le président de la Confédération africaine de football (CAF) a exprimé sa déception face à tout ce qui s’est passé lors de la finale de la CAN 2025. Dans une vidéo publiée sur le compte officiel de la CAF, mercredi 18 mars 2026, le président Motsepe a estimé que ces incidents du dimanche 18 janvier 2026 ont fragilisé « les progrès réalisés par la CAF en matière d’éthique de gouvernance et de crédibilité des compétitions ».

 

1- Des incidents qui fragilisent la CAF

 

Lors de la finale de la CAN 2025 entre le Maroc et le Sénégal, plusieurs événements ont émaillés le jeu. Dans les dernières minutes du temps réglementaire, l’arbitre de la rencontre a refusé un but au Sénégal justifiant sa décision par une faute au préalable sur le capitaine Achraf Hakimi. Ensuite dans les arrêts de jeu, le juge de la partie a accordé un penalty après une action jugée illicite dans la surface de réparation sur l’attaquant Brahim Diaz. Frustrés par cette décision, des joueurs sénégalais ont quitté la pelouse avant de revenir continuer le match.

 

Les Lions de la Teranga ont fini par remporter la finale grâce un but de Pape Gueye. Face à ces incidents, le président de la CAF a évoqué un déshonneur contre la faîtière du football africain et de ses compétitions. « L’élément le plus important concernant ce qui s’est produit lors de ce match est que cela compromet le travail considérable accompli par la CAF pendant plusieurs années pour garantir l’intégrité, le respect, l’éthique et la bonne gouvernance ainsi que la crédibilité des résultats de nos matchs de football », a-t-il regretté.

 

2- Les défis encore à relever

 

Selon Patrice Motsepe, des défis restent à relever pour le développement du football en Afrique. Pour lui, les « événements et incidents survenus lors de la finale de CAN Maroc 2025, mettent en lumière le travail qu’il reste à accomplir face aux soupçons et aux manque de confiance ». Il a soutenu qu’il s’agit d’un héritage du passé.

 

« Lorsque je suis devenu président, l'une des préoccupations majeures concernait l’impartialité, l’indépendance et le respect des arbitres ainsi que des commissaires de matchs et beaucoup de progrès importants ont été réalisés », a-t-il relevé. Le président a évoqué la subsistance d’une certaine méfiance en raison de cet héritage. « C’est une problématique qui existe depuis de nombreuses années et que nous continuons de traiter car cela est essentiel », a déploré le Sud-Africain.

 

3- Problème d’indépendance et respect des instances judiciaires

 

Dans sa sortie, le président de la CAF a souligné un point important mis en évidence par les incidents de la finale. Selon Patrice Motsepe, les événements de la finale de la CAN 2025 relèvent un problème d’indépendance et de respect des instances judiciaires de la CAF. Il s'est réjoui que les dirigeants sénégalais aient décidé de saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS). « Ce qui est très important », a-t-il exclamé.

 

Le Sud-Africain a laissé entendre que « chacune des 54 nations africaines à le droit d’exercer le recours nécessaire pour défendre ses intérêts non seulement au plus haut niveau en Afrique au sein de la CAF mais également la plus haute juridiction, le tribunal arbitral du sport (TAS) ». Il se dit prêt à se conformer et à respecter la décision qui sera prise par le TAS. Patrice Motsepe a rappelé qu’il n’y a jamais eu de favoritisme en faveur d’un pays au détriment de l’autre. Il n'y en aura pas, a-t-il insisté. « Le principe essentiel est qu’aucun pays africain ne sera traité d’une manière plus privilégiée, plus avantageuse ou plus favorable qu’un autre pays du continent africain », a-t-il signifié.

 

4- Des mesures prises

 

La CAF n’est pas enchantée par les décisions les événements de la finale. Et son président l’a clairement fait savoir. « Nous prenons très au sérieux ce qui s’est passé lors de la finale qui s’est disputée le 18 janvier 2026 à Rabat », a-t-il indiqué. Patrice Motsepe a informé avoir pris des mesures pour éviter des événements du genre. « Nous avons déjà engagé des mesures importantes afin de veiller à ce que les domaines identifiés présentant comme des insuffisances et nécessitant des améliorations face l’objet des réformes nécessaires », a-t-il précisé dans son intervention, mercredi 18 mars 2026.

 

La CAF vise le professionnalisme

 

La Confédération africaine de football tient à refléter une image d’institution respectable aux yeux de toutes nations et supporteurs. « Nous imposons des standards très élevés. Il est essentiel pour nous que les supporteurs et les spectateurs ordinaires dans chacun des 54 pays africains, selon leurs propres jugements et non celui de la CAF ou le mien, considèrent les décisions de nos instances judiciaires comme justes, intègres, et impartiales », a clamé son président Patrice Motsepe.

 

Il est important, selon lui, que les représentants des pays considèrent « les arbitres, les opérateurs VAR et les commissaires au match comme des personnes équitables et justes ». « Les décisions qui seront prises doivent refléter l’impartialité et l’indépendance qui sont absolument essentielles », a-t-il lancé.

 

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