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Cotonou: la CRIET condamne l'ex-CA du 12ème arrondissement à 60 mois de prison ferme

Cotonou: la CRIET condamne l'ex-CA du 12ème arrondissement à 60 mois de prison ferme

Au Bénin, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a rendu son verdict dans le dossier opposant l'ex-chef du 12e arrondissement de Cotonou au centre Eya de Lionel Talon.

Au Bénin, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a rendu son verdict dans le dossier opposant l'ex-chef du 12e arrondissement de Cotonou au centre Eya de Lionel Talon.

L’ex-chef du 12è arrondissement de Cotonou, Samuel Akindès, fixé sur son sort dans le dossier l’opposant au centre Eya. La CRIET a rendu, lundi 27 juillet 2026, son verdict dans le dossier relatif à la construction d’un centre Eya à Akogbato, dans le 12e arrondissement de la capitale économique du Bénin.

 

Le conseiller municipal de Cotonou est accusé par le promoteur du centre Eya, Lionel Talon, d’avoir reçu une somme de 3 millions de FCFA pour une activité qui n’aurait pas été réalisée. 

 

Arrêté et placé sous mandat de dépôt, l'ancien chef d’arrondissement est poursuivi par le parquet spécial de la CRIET pour les faits d’abus de fonctions. Dans ses réquisitions, le ministère public a requis 60 mois de prison ferme à son encontre. 

 

Ce lundi 27 juillet 2026, le juge a suivi le ministère public dans le délibéré de la procédure. La Cour a reconnu Samuel Akindès coupable des faits d’abus de fonctions et l’a condamné à 60 mois de prison ferme et cinq millions de FCFA d’amende. La Cour a ordonné la restitution des trois millions en cause, consignés par le prévenu, au promoteur du centre Eya. 

 

La CRIET a pris acte de ce que l’assistante du promoteur du centre Eya ne s’est pas constituée partie civile dans le dossier. Samuel Akindès dispose de quinze jours pour faire appel de la décision du premier juge. 

 

La défense de Samuel Akindès 

 

Face aux accusations de l’assistante du promoteur du centre Eya. Le prévenu a fait savoir à la Cour qu'il n'avait jamais reçu les 200 000 FCFA évoqués par la plaignante. « Elle m’avait appelé et m’a dit que son patron avait 200 000 FCFA pour moi pour les cocktails après la séance », a fait savoir le prévenu. 

 

Sa réponse, selon sa déposition, à cette proposition est négative. « Je lui ai répondu que le promoteur du centre Eya et moi sommes des amis et qu’il n’a pas besoin de me donner de l’argent pour organiser un cocktail. Je le fais à chaque session déjà », a déclaré l’élu.

 

 En ce qui concerne les 3 millions de FCFA perçus, Samuel Akindès a reconnu avoir empoché l’argent. Mais selon lui, c’était un accompagnement de son ami et promoteur du centre Eya, comme il le faisait depuis son premier mandat. Il a dit lui avoir demandé l’argent alors que les deux ont échangé au téléphone sur des modalités de la mise en œuvre de la conception et de la réalisation du projet. 

 

Samuel Akindès dit avoir demandé à son ami un montant de 5 millions de FCFA. Mais le promoteur lui a promis 3. Il lui a fait parvenir ces fonds par le biais de son assistante. Selon l’élu, le projet a été bel et bien validé. Pour lui, c'est l’assistante qui n’a pas compris les débats qu'il y avait eu lors de la séance à laquelle elle a pris part. 

 

Le conseiller municipal a déclaré que le projet avait été déjà validé avant que l’assistante lui remette les 3 millions de FCFA en question. Selon lui, il y avait deux projets à l’ordre du jour de la séance. Le premier à être validé était celui du centre Eya et le deuxième concernait un autre projet. Il a donc rejeté les arguments de l’assistante l’accusant d'avoir été motivé par les 3 millions de FCFA. 

 

 

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