Marie-Madeleine Arlette Bello, première adjointe au maire de Cotonou à l’école primaire publique de Hlazounto, ce lundi 11 mai 2026
Des fûts et des bidons remplis de carburant stockés contre la clôture d’une école primaire. La scène a provoqué une intervention rapide des autorités municipales de Cotonou dans le quartier Hlazounto. Alerté le 8 mai dernier par le chef quartier, le maire Luc Gnacadja s’est rendu sur les lieux pour constater l’installation d’un dépôt de Kpayo aux abords immédiats de l’école primaire publique de Hlazounto. Face aux risques d’incendie et d’explosion, il a ordonné le déguerpissement immédiat de la commerçante occupant les lieux.
Une opération menée avec l’appui de la police
Dès le lundi 11 mai, une mission conduite par la première adjointe au maire, avec le soutien du commissariat territorialement compétent, a procédé à l’évacuation du site. Les produits inflammables ont été entièrement retirés de l’espace scolaire. Cette intervention intervient dans un contexte marqué par le drame survenu à Yénawa Daho, où l’effondrement d’un mur d’école avait fait plusieurs blessés parmi les élèves et les enseignants.
Dans ce dossier, le chef quartier de Hlazounto, Roger Mikponhouè, a joué un rôle central. Depuis plusieurs années, il multipliait les alertes afin de dénoncer les occupations irrégulières autour de l’établissement scolaire. Malgré cette opération, plusieurs installations demeurent encore sur le domaine de l’école, notamment une église, une boulangerie et un bar. La mairie annonce que ces occupations seront également examinées dans le cadre des actions engagées pour la sécurisation des établissements scolaires et la libération des espaces publics.
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