Une personne écoutée à nouveau puis renvoi du dossier. Ainsi peut-on résumer l’audience criminelle du vendredi 25 avril 2025 au Tribunal de première instance de Cotonou.
Trois personnes devraient être entendues à l'audience. A l’ouverture de l’audience, le président des céans, Guillaume Laly a informé que des trois personnes à écouter seulement la représentante de MTN a pu venir.
Après quelques conciliabules avec les avocats de la partie civile, de la défense et le ministère public, la legal manager à la société de téléphonie mobile MTN en 2010 où l’affaire a éclaté, Murielle Zinzindohouè est appelée à la barre. Elle est venue commenter les réponses qu'elle a transmises au parquet en ce qui concerne les retours de réquisitions.
Elle indique que l’entreprise a transmis deux lettres au ministère public. Elle informe que MTN n'a pas retrouvé dans ses archives les réponses fournies avant 2013 aux réquisitions. Elle a transmis une lettre de 2013 en réponse à une réquisition avec un relevé téléphonique.
Elle informe que les réponses aux réquisitions avant 2013 n'ont pas été faites par mail, mais physiquement à qui de droit. Par rapport au courrier de 2010 qui portait son nom avec une signature qu'elle n'avait pas reconnue, Murielle Zinzindohouè dit n'avoir pas retrouvé la lettre dans les archives de l’entreprise. Elle fait remarquer que la société MTN a déménagé trois fois depuis 2010.
Elle relève aussi qu'elle ne peut pas savoir l'identité de la personne qui a signé la lettre à sa place. Parce qu'elle ne connaît pas les signatures de chaque collègue.
A la fin de sa déposition, le ministère public sollicite un renvoi de l'audience à quatre semaines. Il justifie cette demande par la nécessité pour le parquet de disposer de temps pour mener à bien les diligences qu’imposent les tâches qui lui sont confiées dans le dossier.
Les avocats de la partie civile ont, notamment, formulé une demande à la dernière audience à laquelle les avocats de la défense se sont associés. Il s'agit de la comparution d'une dizaine de personnes comme témoins et experts.
Certaines en première audition et d'autres pour une deuxième fois. C’est donc pour faire les diligences nécessaires à cet effet que le ministère public a demandé un délai de quatre semaines.
Les avocats de la défense sont pour le report, mais ne sont pas d'accord avec le ministère public à propos de ce délai jugé trop long. La partie civile a estimé que cela devenait pénible et lourd.
Depuis 15 ans, ceux dont elle porte la voix veulent voir finir cette affaire afin de savoir à quoi s’en tenir. Elle relève aussi que le procès pèse sur la vie professionnelle des avocats.
Coupant la poire en deux, le président céans a renvoyé l’audience au mardi 13 mai 2025.
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