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Nouveau gouvernement du Sénégal : Sonko désavoue les ministres du PASTEF restés avec Faye

Nouveau gouvernement du Sénégal : Sonko désavoue les ministres du PASTEF restés avec Faye

Au Sénégal, Ousmane Sonko désavoue les membres du PASTEF restés au gouvernement en dépit de la décision de non-participation à la nouvelle équipe exécutive annoncée par son parti il y a quelques jours.

Au Sénégal, Ousmane Sonko désavoue les membres du PASTEF restés au gouvernement en dépit de la décision de non-participation à la nouvelle équipe exécutive annoncée par son parti il y a quelques jours.

Ousmane Sonko

Ousmane Sonko

La formation du nouveau gouvernement avec des membres du PASTEF divise davantage Sonko et Faye au Sénégal.

 

Annoncé dans la soirée du lundi 1er juin 2026, 11 jours après le limogeage d'Ousmane Sonko, le gouvernement du nouveau Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô, est composé de 30 ministres dont 5 membres du PASTEF.

 

La publication du nouveau gouvernement a provoqué une onde de choc au sein du parti PASTEF-Les Patriotes, dont le Comité exécutif (COMEX) avait pourtant annoncé officiellement sa non-participation à la nouvelle équipe exécutive à la suite de l'échec des discussions avec le président Bassirou Diomaye Faye.

 

Face à la presse mardi 2 juin 2026, l'ancien Premier ministre Ousmane Sonko a désavoué les responsables du PASTEF qui ont choisi de rester dans la nouvelle équipe gouvernementale.

 

Le leader du PASTEF a affirmé que son parti ne se reconnaissait plus dans le gouvernement formé par le chef de l'État. « Aucun ministre de Pastef ne siège dans ce gouvernement », affirme-t-il dans sa déclaration publiée par plusieurs médias locaux dont RTS.

 

L'ex-premier ministre relativise ensuite et annonce des sanctions à l'endroit des ministres du PASTEF restés au gouvernement. « Ceux qui sont restés y sont pour leur propre compte. Pastef a zéro ministre dans ce gouvernement », a-t-il déclaré. Les ministres qui sont restés, a-t-il prévenu, « subiront les lois du parti ».

 

Parmi les points de désaccords entre Ousmane Sonko et son ancien bras droit Bassirou Diomaye Faye, figurent notamment la distribution des ministères ainsi que l'approche de la question de la dette et de la reddition des comptes.

 

« Le président a dit qu'ils n'avaient pris aucun engagement, lui et son ministre des Finances, vis-à-vis du FMI, allant dans le sens d'une restructuration de la dette. Sur la question du pouvoir d'achat, il a dit qu'autant que possible, il faut appliquer la vérité des prix sur certains produits qui sont subventionnés. Et enfin, à propos de la justice, il considère que l'on a la meilleure justice du monde. Toutes ces réponses sont donc en demi-teinte », a déclaré Ousmane Sonko lors de son point de presse mardi soir.

 

Cinq ministres membres du Pastef ont décidé de ne pas suivre la consigne de leur parti en restant au gouvernement. Au nombre de ceux-ci, Yankoba Diémé, ministre des Forces armées ; Cheikh Tidiane Dièye, ministre de l'Hydraulique et de l'Assainissement ; Ibrahim Sy, ministre de la Santé et de l'Hygiène publique ; Marie Angélique Mame Selbe Diouf, ministre de la Famille et des Solidarités, ainsi que Déthié Fall, ministre des Infrastructures.

 

« Ce gouvernement n'a aucune base politique », selon Ousmane Sonko, qui dit tout de même se réjouir que certains de ses proches aient décliné l'offre de nomination au gouvernement. « Aux ministres sortants, je salue leur dignité, leur loyauté et leur amour de la patrie », a-t-il insisté.

 

Élu président de l'Assemblée nationale le 26 mai 2026, Ousmane Sonko a dit qu'il n'utiliserait « pas cette responsabilité pour organiser le chaos institutionnel » dans son pays mais que le parlement « ne sera pas une chambre d'enregistrement » et « usera de manière responsable de tous les leviers de contre-pouvoirs ».

 

Mardi 2 juin 2026, Ousmane Sonko a assuré que son parti ne déposerait aucune motion de censure « à moins que le président et ses hommes [nous] attaquent en premier ». 

 

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