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Inondations et incendies au Bénin : 349 580 personnes affectées, plus de 72 milliards FCFA de dégâts, selon l’ABPC

Inondations et incendies au Bénin : 349 580 personnes affectées, plus de 72 milliards FCFA de dégâts, selon l’ABPC

Les inondations, vents violents, incendies et autres intempéries ont affecté 349 580 personnes au Bénin, selon les résultats de l’évaluation rapide conduite dans les communes affectées présentés mardi 6 octobre 2026 par l’Agence béninoise de protection civile. Les dégâts causés par ces intempéries dépassent 72,6 milliards FCFA.

Les inondations, vents violents, incendies et autres intempéries ont affecté 349 580 personnes au Bénin, selon les résultats de l’évaluation rapide conduite dans les communes affectées présentés mardi 6 octobre 2026 par l’Agence béninoise de protection civile. Les dégâts causés par ces intempéries dépassent 72,6 milliards FCFA.

Session de la plateforme nationale de réduction des risques de catastrophe et d’adaptation aux changements climatiques. Cotonou le 6 octobre 2026

Session de la plateforme nationale de réduction des risques de catastrophe et d’adaptation aux changements climatiques. Cotonou le 6 octobre 2026

52 583 ménages affectés par les inondations, vents violents et autres intempéries en 2026 au Bénin. Cela représente 349 580 personnes sinistrées réparties dans 52 583 ménages, 1 199 villages et 219 arrondissements, selon les données communiquées mardi 6 octobre 2026 par le ministre délégué au près du président de la République, chargé de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Djibril Mama Cissé.

 

C’était lors d’une session de la plateforme nationale de réduction des risques de catastrophe et d’adaptation aux changements climatiques.

 

Les chiffres présentés par le ministre délégué sont issus d’une évaluation rapide conduite dans les communes affectées, selon un compte rendu de l’ABPC. Selon le compte rendu de l'ABPC, les conséquences concernent les populations, les moyens de subsistance et plusieurs infrastructures.

 

 

Plus de 72 milliards FCFA de dégâts

 

Au cours des travaux, le Directeur Général de l’Agence Béninoise de Protection Civile (ABPC), Abdel Aziz Bio Djibril, a dressé un bilan détaillé des dégâts provoqués par les intempéries, éboulements, vents violents et chutes de pierres. 

 

Selon son rapport, ces phénomènes ont engendré de sévères inondations, la rupture d’ouvrages de franchissement dans plusieurs localités et des pertes en vies humaines par noyade.

 

«[…]Les besoins de financement pour le relèvement et la reconstruction sont estimés à près de 291,5 milliards de francs CFA», indique le compte rendu de l’ABPC.

 

On en déduit que les dépenses pour le relèvement et la reconstruction représentent environ quatre fois la valeur des effets déjà enregistrés.

 

 

L’Ouémé en alerte rouge

 

La situation reste préoccupante sur le plan hydrologique. Le bassin du Niger et celui du Mono sont placés en niveau d’alerte jaune.Le bassin de l’Ouémé est, quant à lui, en niveau d’alerte rouge.

 

Pour l’ABPC, ces niveaux d’alerte, combinés aux résultats des évaluations de terrain, nécessitent des mesures rapides. « Cette situation appelle à des actions urgentes, mais surtout concertées », a déclaré le directeur général de l’ABPC.

 

Des appuis annoncés

 

Présent à cette session, le représentant résident de Plan International Bénin a indiqué que son organisation dispose de kits d’une valeur de 12 millions de francs CFA. Ces kits sont destinés à contribuer à la réponse en faveur des populations affectées.

 

Le Représentant résident du Système des Nations Unies au Bénin s’est dit disponible à accompagner le Bénin dans cette épreuve, soulignant que cette situation concerne l’ensemble des membres de la plateforme et appelle une mobilisation collective.

 

D’autres organisations internationales et ONG ont également exprimé leur disponibilité à apporter leur contribution. Les participants ont par ailleurs insisté sur le renforcement du dispositif d’alerte.

 

Les échanges ont notamment porté sur les capacités de Météo-Bénin. L’acquisition d’un radar météorologique a été évoquée afin d’améliorer la surveillance des phénomènes météorologiques, la précision des prévisions et la fiabilité des alertes.

 

Anticiper les catastrophes

 

Pour le ministre Djibril Mama Cissé, la gestion des risques ne doit pas être limitée à la réponse humanitaire. Il estime qu’elle doit également être considérée comme un enjeu de sécurité, d’aménagement du territoire et de développement durable.

 

Face à l’ampleur des dégâts et des besoins financiers, le ministre a invité les membres de la plateforme à renforcer le partage d’informations, la coordination des secours et la cartographie des zones vulnérables. Il a également appelé à intégrer davantage la résilience dans les politiques publiques.

 

Abondant dans le même sens que l’autorité ministérielle, l’ABPC appelle à une réponse coordonnée. « Anticiper davantage, agir plus rapidement et coordonner les efforts » constitue désormais l’orientation mise en avant pour mieux protéger les populations exposées.

 

La plateforme nationale de réduction des risques de catastrophe et d’adaptation aux changements climatiques s’est réunie à Cotonou sous la présidence de Djibril Mama Cissé, ministre délégué auprès du président de la République, chargé de l’Intérieur et de la Sécurité publique.

 

La rencontre a réuni plusieurs membres du gouvernement, des institutions nationales, des agences du système des Nations unies, des organisations internationales et des ONG.

 

Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), l’UNICEF, le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) ont été également représenté à cette session.

 

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