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Grand-Popo : Gbèkon, le site de la fête de Vodoun sauvé d’érosions maritime et fluviale

Grand-Popo : Gbèkon, le site de la fête de Vodoun sauvé d’érosions maritime et fluviale

Menacé de disparition par l’avancée de l’océan et l’extension du fleuve Mono, le site de la fête de Vodoun de Grand-Popo bénéficie des travaux de protection des côtes. Les travaux sont mis en œuvre dans le cadre du programme gestion du littoral ouest-africain (WACA) au Bénin.

Menacé de disparition par l’avancée de l’océan et l’extension du fleuve Mono, le site de la fête de Vodoun de Grand-Popo bénéficie des travaux de protection des côtes. Les travaux sont mis en œuvre dans le cadre du programme gestion du littoral ouest-africain (WACA) au Bénin.

Il n’y aura pas d’embouchure à la place de la fête de la célébration des religions endogènes à Gbèkon dans la commune de Grand-Popo au sud-ouest du Bénin. Mieux, le village d’Avlo ne sera pas coupé du reste en raison de l’érosion côtière ni fluviale.

 

Des travaux ont été engagés pour contrer l’avancée de l’océan et du fleuve Mono au niveau de la place de Gbèkon, ce lieu de rassemblement de la célébration des festivités de Vodun days à Grand-Popo. Ces travaux entrent dans le cadre de la mise en œuvre du Programme gestion du littoral ouest-africain (WACA) au Bénin.

 

 

Bordée au sud par l'océan Atlantique et au nord par le fleuve Mono, cette place de fête des religions endogènes de la commune de Grand-Popo était sérieusement menacée de disparition.

 

Ce lieu de rassemblement annuel subissait de part et d’autre une forte pression de l'océan du fleuve Mono. Mais les avancées de l'océan comme du fleuve ont été canalisées par les travaux du programme Waca.

 

Selon Moussa Bio Djara, spécialiste technique Littoral du projet Waca, des travaux d'urgence ont été réalisés. Ils ont permis de « reconstituer des profils des plages sur la place du 10 janvier et de gagner une berge reconstituée sur près de 150 m », a indiqué l’expert en aménagement des espaces littoraux.

 

Une équipe de journalistes et d’influenceurs de cinq pays ouest-africains et la Mauritanie ont visité les réalisations du programme au Bénin et au Togo.

 

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La berge du fleuve Mono en chantier

 

Quatre ouvrages sont prévus pour protéger et réhabiliter ce site. Selon Philippe Zounmènou, directeur du projet Gama Safricas, il est prévu un tapis de revêtement inférieur de 800 mètres environ de longueur ainsi qu’un autre tapis supérieur d’environ 500 mètres de longueur.

 

Le tapis dans sa structure est composé des roches de calibres 10 de 60 kilogrammes qui sont posées sur un géotextile. Ce géotextile a été dimensionné pour jouer le rôle de séparation et de filtration pour permettre la durabilité du système. Ces ouvrages visent à stabiliser le fleuve.

 

 

Les travaux prennent en compte également la mise en place d’un génie végétal. Il consiste, selon le technicien, à la végétalisation de la berge, sur 4 hectares, à la fin des travaux d’enrochement.

 

Le programme prévoit aussi la réhabilitation de la piste d’accès à la place sur une distance de 3 kilomètres. Démarrés en juin 2024, les travaux ont été réalisés déjà à 50 % à la date de la visite de la délégation de journalistes et d’influenceurs. La réception provisoire est prévue pour fin février 2025.

 

La protection côtière

 

Les travaux qui doivent contribuer à protéger la façade maritime à Gbèkon ont été réalisés entre Agoé et Sanvicodji, près de la frontière avec le Togo.

 

Ces travaux visent à freiner l’élan dévastatrice des côtes du Bénin par l’océan Atlantique. Grâce au Programme Waca financé par la Banque mondiale et plusieurs autres partenaires, le Bénin a érigé 8 épis et une digue d’enrochement.

 

Selon Moussa Bio Djara, spécialiste technique Littoral du programme Waca au Bénin, l’implantation des épis permet de freiner le déplacement des segments (sable) lors de l'écoulement de l'océan.

 

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Un épis

 

Ces épis sont composés de rochers. Ils ont été implantés sur une distance 2,5 kilomètres avec une intervalle de 350 mètres (casier). Selon le technicien, les ouvrages ont été disposés de sorte à retenir les sédiments suivant l’écoulement de l’océan.

 

Pour constater l’efficacité des travaux, l’expert apprend qu’un rechargement massif de sédiments a été fait grâce à un dragage effectué à 12 kilomètres des côtes béninoises.

 

 

Les sédiments dragués ont permis de recharger une grande superficie de plage. Selon l’aménagiste des espaces littoraux, les deux techniques combinées vont entraîner une reconstitution de plage sur une distance de 13,2 kilomètres y compris les côtes du site de Gbèkon. La plage va naturellement se reconstituer à ce niveau et éloigner la menace de la disparition du site.

 

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