Anna Bjerde, directrice générale des opérations de la Banque mondiale discutant avec Faki Adjé, Directeur général adjoint de SIPI-Bénin S.A, ce vendredi 17 juillet 2026 à la GDIZ
Ce ne sont pas seulement les usines qui ont retenu l'attention de la délégation de la Banque mondiale. Derrière les lignes de production, ce sont aussi les parcours de jeunes Béninois passés du chômage à l'emploi qui ont marqué cette visite à la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), vendredi 17 juillet 2026.
Conduite par la directrice générale des opérations de l'institution, Anna Bjerde, la délégation comptait également le vice-président de la Banque mondiale pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre, Ousmane Diagana. Les deux responsables étaient accompagnés du ministre béninois délégué auprès du ministre de l'Économie et des Finances chargé de la Mobilisation des ressources extérieures et de la Gestion de la dette, Hugues Oscar Lokossou.
L'objectif de cette mission était double : apprécier les avancées de la GDIZ, devenue l'un des principaux projets industriels du pays, et évaluer les premiers résultats du projet Azôli, financé avec l'appui de la Banque mondiale.
Accueillie par le directeur général adjoint de SIPI-Bénin S.A., Faki Adjé, la délégation a commencé sa visite par une présentation du projet dans la salle de maquette de la GDIZ. Les responsables de la zone ont retracé les différentes étapes du développement de la plateforme, présenté les infrastructures déjà opérationnelles ainsi que les investissements en cours. Les visiteurs ont également découvert les espaces réservés à l'installation de nouvelles unités industrielles.
Cette première étape a permis de rappeler l'ambition affichée par la GDIZ : transformer sur place les matières premières produites au Bénin, attirer des investisseurs, développer une industrie exportatrice et créer des emplois à grande échelle. La visite s'est poursuivie dans les différentes installations de la plateforme, où la délégation a pu observer le fonctionnement des unités industrielles déjà en activité.
Azôli, des parcours qui illustrent l'accès à l'emploi
Le moment le plus attendu de la journée est intervenu lors de la rencontre avec plusieurs bénéficiaires du projet Azôli, aujourd'hui employés au sein de Benin Textile Corporation (BTC). Les échanges se sont déroulés en présence du directeur général de l'Agence nationale pour l'emploi (ANPE), Urbain Amègbédji. Mis en œuvre par l'ANPE avec le soutien financier de la Banque mondiale, Azôli – « le chemin de l'emploi » en langue fon – s'adresse aux jeunes de 18 à 35 ans peu ou pas scolarisés. Le programme combine formation pratique en entreprise, accompagnement et insertion professionnelle.
Les bénéficiaires n'ont toutefois pas limité leurs échanges aux succès du programme. Ils ont également évoqué les difficultés auxquelles ils restent confrontés. Au nom de plusieurs employés, une jeune travailleuse a attiré l'attention des visiteurs sur la question du logement. Avec l'augmentation des effectifs de la GDIZ, trouver un hébergement à proximité du site devient un défi pour de nombreux salariés.
Elle a souhaité que les partenaires du projet accompagnent la mise en place de solutions accessibles afin d'améliorer les conditions de vie des travailleurs. Anna Bjerde a reconnu la pertinence de cette préoccupation. Selon elle, la question figure déjà parmi les sujets suivis par les partenaires du projet. Elle a assuré que des réflexions sont en cours afin d'identifier des réponses adaptées.
Une chaîne textile intégrée
La mission s'est achevée par la visite des installations de Benin Textile Corporation. Les responsables de la Banque mondiale ont découvert l'ensemble de la chaîne de transformation du coton développée sur le site, depuis la production des fils jusqu'à la confection des vêtements, en passant par le tissage et la fabrication des tissus. Cette immersion leur a permis d'apprécier le niveau des équipements, l'organisation industrielle et les emplois créés autour de cette filière.
Cette visite traduit l'intérêt que continue de porter la Banque mondiale aux réformes économiques engagées par le Bénin. Pour l'institution, l'expérience de la GDIZ montre que l'investissement dans l'industrie gagne à être accompagné d'actions en faveur de l'emploi et de la formation.
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